Paramètres
Taux de cotisation et plafond (modifiables)
Verdict
Net en poche selon le TJM
Le CDI est une ligne plate: il ne dépend pas du TJM. Les points de croisement donnent le TJM à partir duquel le freelance rapporte plus que votre CDI.
La ligne de la micro-entreprise ne vaut que les années 1 et 2 dès que le CA passe le seuil, marqué en pointillé rose.
L'axe s'arrête à 1 500 €, la zone de décision utile. Au-delà, la CDHR frappe la SASU: son lissage crée un plateau entre 1 850 € et 2 050 € de TJM, où chaque euro facturé en plus ne rapporte plus rien. Changez le TJM pour voir les lignes CEHR et CDHR dans le tableau.
Détail du calcul au TJM choisi
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Où va l'argent
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Ce que le calcul ne chiffre pas
favorablemitigédéfavorablesans objet
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Ces lignes pèsent souvent plus que l'écart de net en poche. Un statut qui rapporte 3 000 € de plus par an mais vous prive de l'assurance chômage n'est pas forcément le bon choix.
Hypothèses fiscales 2026
- Impôt sur le revenu, barème 2026 sur les revenus 2025, 1 part: 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % jusqu'à 29 579 €, 30 % jusqu'à 84 577 €, 41 % jusqu'à 181 917 €, puis 45 %.
- Abattement de 10 % pour frais professionnels sur le salaire net imposable, entre 509 € et 14 555 €.
- Décote: 897 € moins 45,25 % de l'impôt brut, si l'impôt brut est inférieur à 1 982 €.
- Micro-entreprise en BNC, article 102 ter du CGI: l'impôt porte sur le chiffre d'affaires après un abattement forfaitaire de 34 %, au minimum 305 €. Cet abattement remplace les frais réels: aucune dépense, aucune cotisation et aucun frais de structure ne se déduisent en plus. L'abattement de 10 % des salariés ne s'applique pas non plus. La micro paie donc quand vos frais réels restent sous 34 % du chiffre d'affaires.
- Seuil de la micro et tolérance de 2 ans: le seuil du micro-BNC est de 83 600 € pour la période 2026-2028, contre 77 700 € pour 2023-2025. Le régime s'applique tant que le chiffre d'affaires de l'une des deux années précédentes reste sous ce seuil. Une première année au-dessus ne change rien, la deuxième non plus: vous basculez au régime de la déclaration contrôlée le 1er janvier de la troisième année. C'est ce qui rend la micro intéressante au démarrage, même à TJM élevé. Le seuil reste modifiable dans les paramètres, car il est révisé tous les 3 ans.
- Cotisations du micro-entrepreneur: 25,6 % du chiffre d'affaires depuis le 1er janvier 2026 pour un BNC relevant du régime général, au bout de la montée en charge ouverte par le décret 2024-484 du 30 mai 2024. La dernière marche était annoncée à 26,1 %, elle a été ramenée à 25,6 %. Les professions libérales réglementées, affiliées à la CIPAV, restent à 23,2 %. S'y ajoute 0,2 % de contribution à la formation professionnelle, due même sous ACRE. Aucune cotisation minimale: sans chiffre d'affaires, vous ne payez rien et n'acquérez aucun droit.
- ACRE en micro: depuis le 1er juillet 2026, vous payez 75 % du taux de droit commun, soit une réduction de 25 %. Elle était de 50 % avant cette date. Elle s'arrête à la fin du 3e trimestre civil qui suit le début d'activité, donc 4 trimestres au plus. L'outil l'applique sur l'année entière, ce qui suppose un début d'activité au 1er janvier. Elle n'est pas automatique depuis 2020: il faut la demander à l'Urssaf dans les 60 jours et remplir une condition, par exemple être demandeur d'emploi ou bénéficiaire de l'ARE.
- TVA en micro: la franchise en base s'arrête à 37 500 € de chiffre d'affaires, avec une tolérance à 41 250 €. Au-dessus, vous facturez la TVA comme les autres statuts. Neutre entre professionnels, mais la franchise disparaît bien avant le seuil du régime micro.
- CFE en micro: exonérée la première année d'activité, due ensuite. Comptez-la dans les frais de structure de la micro, car rien n'y est déductible.
- Impôt sur les sociétés: 15 % jusqu'à 42 500 € de résultat, puis 25 %. Le taux réduit s'applique car le CA est sous 10 M€ et le capital est détenu par une personne physique.
- Dividendes: flat tax de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. La CSG sur le capital est passée de 9,2 % à 10,6 %.
- Dividendes de SASU: pas de cotisation sociale, contrairement à la SARL. C'est le principal avantage de la SASU ici.
- Option de la SASU à l'IR, article 239 bis AB du CGI: la société abandonne l'impôt sur les sociétés et son bénéfice remonte au barème de l'impôt sur le revenu. Conditions: société créée depuis moins de 5 ans, moins de 50 salariés, chiffre d'affaires ou bilan sous 10 M€, titres non cotés, capital détenu à 50 % au moins par des personnes physiques dont 34 % au moins par le dirigeant et son foyer. Durée: 5 exercices au plus, non renouvelable, et le retour à l'IS est définitif. Deux pièges: la rémunération du président n'est plus déductible du résultat, et l'associé est imposé sur tout le bénéfice, distribué ou non. Les cotisations sociales restent déductibles. Utile surtout si la société perd de l'argent, ou si votre TMI est bas.
- Prélèvements sociaux sur le bénéfice de la SASU à l'IR: l'administration qualifie cette quote-part de revenu du patrimoine, car un dirigeant non rémunéré ne relève d'aucun régime de protection sociale au titre de cette activité. Le gouvernement a confirmé cette lecture le 2 juin 2026, sur le fondement de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale (question écrite 12673). La réponse ne traite ni des redressements rétroactifs engagés depuis l'été 2025, ni d'une éventuelle jurisprudence. Une réponse ministérielle ne lie pas le juge. L'outil retient donc l'hypothèse prudente par défaut, et le taux reste modifiable. Voyez un expert-comptable avant d'opter.
- Gérant d'EURL, article 62 du CGI: travailleur non salarié. Les cotisations sont assises sur la rémunération et payées par la société en plus de celle-ci. Le taux effectif est plus bas qu'en SASU, mais la couverture est plus faible: pas de chômage, retraite complémentaire moins généreuse.
- Dividendes d'EURL, article L131-6 du code de la sécurité sociale: la part au-delà de 10 % du capital social, primes d'émission et compte courant, supporte les cotisations TNS. Cette part échappe aux prélèvements sociaux de 18,6 %, mais garde l'impôt de 12,8 %. Avec un petit capital, presque tout le dividende est touché.
- SASU ou EURL: l'EURL gagne quand vous vous versez surtout une rémunération. La SASU gagne quand vous sortez surtout des dividendes.
- Net imposable: le salaire net plus la CSG non déductible et la CRDS, soit 2,849 % du brut.
- CEHR, article 223 sexies du CGI, 1 part: 3 % de la part du revenu fiscal de référence entre 250 000 et 500 000 €, puis 4 %.
- CDHR, article 224 du CGI, pérennisée par la loi de finances 2026: impôt minimum de 20 % du revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 €. La cible est lissée à 82,5 % de la part au-delà de 250 000 € tant que le RFR reste sous 330 000 €. On en retire l'impôt sur le revenu, la CEHR et la part impôt de 12,8 % de la flat tax, mais pas les prélèvements sociaux.
- Non modélisé: PER, PEE et intéressement, TVA (neutre), option du barème pour les dividendes (moins favorable que la flat tax à 30 % de TMI), réserve financière du portage, participation et intéressement du CDI, cotisations TNS minimales et décalage de leur paiement la première année, EURL à l'impôt sur le revenu, versement libératoire de la micro (2,2 % du chiffre d'affaires, réservé aux revenus fiscaux de référence modestes), micro-BIC, prorata du seuil micro la première année d'activité.